La lettre recommandée électronique est désormais le mode de communication par défaut des convocations et procès-verbaux d’assemblées générales.

Le 22 décembre 2025, un nouveau décret d’application de la loi « Habitat dégradé » du 9 avril 2024 confirme qu’en copropriété

l’envoi numérique devient désormais le mode de communication par défaut et modifie le décret d’application de la loi relative à la copropriété sur ce point.

La loi prévoyait déjà que : « Les notifications et les mises en demeure sont valablement faites par voie électronique. » ; article 64 un usage admis, sans être imposé.

Le nouvel article 64‑1 du décret lève toute ambiguïté : « Par exception, les notifications et mises en demeure sont valablement faites par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, lorsqu’un copropriétaire demande à les recevoir par voie postale. »

Le syndic doit donc procéder à un envoi numérique lequel permet une réception plus rapide, plus fiable, une meilleure traçabilité et contribue à la réduction des coûts pour la copropriété.

L’article 65 précise que « chaque copropriétaire ou titulaire d’un droit d’usufruit ou de nue-propriété sur un lot ou une fraction de lot notifie au syndic son domicile réel ou élu ainsi que son adresse électronique, s’il n’a pas demandé à recevoir les notifications et les mises en demeure par voie postale »

L’article 64-4 défini les modalités pour demander la réception papier : « à tout moment et par tout moyen permettant d’établir avec certitude sa date de réception » ; courriel, lettre recommandée ou lors des assemblées générales. Vous pouvez le faire également sur votre espace web, dans les préférences de communication de votre profil. A titre d’illustration, vous disposez en pied de page d’un coupon de demande.

Le Conseil constitutionnel « valide » le dispositif issu de la loi dite « Le Meur »

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permettant, dans certaines copropriétés, d’introduire à la double majorité une clause d’interdiction de la location en meublés de tourisme des lots d’habitation qui ne constituent pas une résidence principale.

La décision : https://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2026/20251186QPC.htm

 

Maître LAGRAULET, docteur en droit, commentateur du code de la copropriété : (lien)

« Attention toutefois à un excès de « confiance » à la suite de cette décision. Elle ne donne aucune onction à toutes les résolutions qui adopteront l’interdiction, loin s’en faut ! Il faudra continuer à vérifier avec rigueur les conditions d’application du texte, rédiger avec soin la clause, et la mettre correctement en œuvre. »

La facturation électronique, l’échéance se rapproche

La réforme de la facturation électronique prévue par l’article 289 bis du code général des impôts entre prochainement en vigueur.

En 2030, tous les états européens seront passés à la facturation électronique.

Toutes les entités assujetties à la TVA sont concernées, toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, leur chiffre d’affaires, leur forme juridique et leur régime d’imposition y compris les micro-entrepreneurs ou autoentrepreneurs.

A compter du 1er septembre 2026 obligation de recevoir des factures électroniques
1er septembre 2027 obligation d’émettre ses factures électroniquement et de les transmettre à l’administration.

Il ne s’agit pas d’une facture en format PDF adressée par mail. La facture électronique est une facture dématérialisée qui contient des données structurées sous un format donné comportant des données et une image codée unique.

La facture électronique est transmise au client par l’intermédiaire d’une plateforme agréée, partenaire de l’administration. Une trentaine de données seront remontées automatiquement à l’administration fiscale.

Plusieurs sources divergent mais tout porte à croire que les syndicats de copropriétaires sont concernés. En effet, selon leur statut, certains copropriétaires récupèrent la TVA des charges et des travaux auprès de leurs locataires. L’administration doit pouvoir remonter jusqu’à l’émetteur de taxe.

A cet égard, depuis tous temps, nous saisissons les TVA des prestataires des copropriétés et la faisons apparaître dans les répartitions individuelles, sans frais.

Un nouveau diagnostic : le diagnostic structurel des immeubles collectifs

Communiqué de presse

Un décret du 12/08/2025 permet aux communes de définir des secteurs dans lesquels tout bâtiment d’habitation collectif devra faire l’objet, au moins une fois tous les dix ans, d’un diagnostic structurel du bâtiment, incluant une description des désordres observés qui portent atteinte à sa solidité et évaluant les risques qu’ils présentent pour la sécurité des occupants et celle des tiers.

Le décret détermine son contenu, les compétences exigées des professionnels chargés de leur établissement et les modalités de délimitation des secteurs concernés par l’obligation. Le diagnostic structurel ne se limite pas aux seules copropriétés mais concerne tout bâtiment d’habitation collectif, en copropriété ou non, dans un secteur défini par la commune.

Nous restons attentifs à la publication de l’arrêté ministériel et au périmètre que définira la Mairie de Paris.

Editorial du 1er octobre 2025

Madame, Monsieur,

Nous profitons de la présente pour vous remercier des témoignages d’intérêts que vous portez à nos lettres trimestrielles. Elles attirent votre attention sur des actualités juridiques ou techniques qui déterminent votre environnement, vos droits et vos obligations en qualité de propriétaire et copropriétaire. Elles servent aussi de support d’information plus régulier que ne le sont les assemblées générales en évitant de les encombrer d’informations techniques.

J’espère que vous appréciez ce travail de synthèse qui prend en considération la typologie des immeubles dont nous sommes en charge pour être le plus pertinent et pragmatique possible.

A ce titre, cet été s’est révélé très prolifique en textes réglementaires pour le logement. En effet, la Ministre en charge du sujet, Madame Valérie LETARD a souhaité concrétiser, tant qu’elle le pouvait, des ajustements pragmatiques et nécessaires que nous vous détaillons ci-dessous. Je vous en souhaite une bonne lecture.

Bien cordialement

François-Emmanuel BORREL

Prolongations pour les autorisations d’urbanisme

Afin de répondre aux difficultés des secteurs du logement et de la construction le décret n° 2025-461 du 26 mai 2025 prolonge automatiquement, la durée de validité des autorisations d’urbanisme (permis de construire, de démolir, non-opposition à déclaration préalable…).

Il porte le délai de validité des autorisations délivrées entre le 28 mai 2022 et le 28 mai 2024 à 5 ans.

Il proroge également d’un an le délai de validité de celles délivrées entre le 1er janvier 2021 et le 27 mai 2022.

Le nouvel emprunt collectif à adhésion obligatoire, il faudra être attentif !

Il est souscrit pour tous les copropriétaires par une décision d’assemblée générale majoritaire, alors que jusqu’à présent, si l’assemblée acceptait un crédit, il ne s’appliquait qu’aux copropriétaires qui le souscrivait.

Le copropriétaire qui refuse de participer à cet emprunt devra envoyer un courrier recommandé au syndic dans un délai de deux mois à compter de la réception du procès-verbal de l’assemblée générale.

Il devra également verser la totalité de sa quote-part des travaux dans un délai de six mois à compter de la réception de ce document.

Le décret n° 2025-499 du 6 juin 2025 liste les informations et documents à fournir par le syndic à l’établissement prêteur, c’est une première pierre à cet édifice périlleux pour ceux qui manqueront d’attention.

Il reste quelques autres dispositions à prendre essentiellement comptables et financières pour qu’il soit mis en œuvre…

Editorial du 1er juillet 2025

C’est un anniversaire que nous fêtons, celui de la loi du 10 juillet 1965 qui, il y a 60 ans, posait les fondements du droit de la copropriété. Ce cadre, sans cesse enrichi par la jurisprudence et les réformes successives, a su s’adapter aux enjeux contemporains : transition énergétique, transparence de la gestion, gouvernance partagée.

Le modèle interroge et de nombreuses conférences professionnelles se penchent à son chevet pour autant, il reste un exemple de démocratie où les décisions sont débattues et souvent prises à l’unanimité.

Nous avons à cœur de faire vivre cet équilibre entre protection des droits et modernité opérationnelle et nous nous réjouissons de partager cet investissement avec beaucoup d’entre vous.

Chacun peut aussi, par de simples attentions, contribuer à cette harmonie et éviter d’importants désagréments aux autres ; à ce titre nous vous invitons à partir en congés l’esprit tranquille en ayant préalablement, coupé l’eau de votre appartement et laissé les clefs de celui-ci à un proche. Nous vous souhaitons de passer un très bel été.

Bien cordialement

François-Emmanuel BORREL